accueilLa bergerie, lieu d'accueilLa ferme de la bergerieLa coopérative Saveur du VexinL'association NECSA
publications et ressourcesagenda
contactsLes actualité
    
 Principales règles de décision en productions végétales biologiques  
Visite guidée du domaine
 

Les productions végétales

Les productions végétales
Principales règles de décision en productions végétales biologiques
Les prairies
Paille, foin : quelle différence ?

 

 

1/ Ne jamais cultiver une même espèce deux années de suite

La succession des cultures dans le temps (rotation) doit être variée.

Si l’agriculteur cultive du blé tous les ans (monoculture de blé), les maladies, les insectes nuisibles et les mauvaises herbes spécifiques à cette culture trouveront chaque année des conditions idéales à leur développement. Ils se développeront donc de manière exponentielle, ce qui affectera gravement les résultats de récolte. En agriculture conventionnelle, on règle ce problème par le recours à des traitements chimiques. En agriculture biologique on considère que « les différents parasites se révèlent être des effets secondaires et leur activité la conséquence de l’écroulement d’un système biologique compliqué, dû à des méthodes de culture inadéquates, à l’épuisement du sol ou à la réunion de ces deux inconvénients » (Sir Albert Howard, Testament agricole, 1940).

Le problème est donc celui des méthodes de culture : en bio, on exclut toute monoculture. Le but de la rotation est donc de « casser » le cycle des maladies, des insectes nuisibles (= ravageur), des mauvaises herbes (= adventices).

Exemple de rotation faite sur la ferme de la Bergerie entre 1997 et 2003 :

prairie / prairie / prairie / blé / triticale / féverole / blé

2/ Eviter de cultiver les mêmes plantes dans des parcelles voisines

De même qu’il faut éviter de cultiver des plantes sur une même parcelle deux années de suite, il faut éviter de cultiver deux parcelles attenantes avec la même espèce. Cela afin de ne pas créer de trop grandes surfaces homogènes, qui seraient favorables à un développement important de maladies ou ravageurs sur de grandes surfaces. Si une parcelle de blé est atteinte par une quelconque maladie, il est important que le champ de blé sain le plus proche soit séparé de la parcelle envahie par une autre culture. C’est le principe du sas de sécurité ! L’organisation des cultures dans l’espace (assolement) est donc très diversifiées en agriculture biologique.

Dans le même ordre d’idée, la taille des parcelles ne doit pas être démesurée. Elle avoisine les 8 ha de moyenne à la Bergerie.

3/ Le rôle majeur des prairies

En agriculture biologique, la complémentarité des productions animales et végétales est jugée essentielle. La production de vaches et de moutons élevés en semi-plein air à la Bergerie nécessite la présence de prairies.

Qu’est ce qu’une prairie ? C’est une culture composée de plantes herbacée appartenant à plusieurs familles. On y associe en général des légumineuses (ex : trèfle, luzerne...) et des graminées (ex : ray grass, fétuque...). A la ferme de la Bergerie, on sème généralement un mélange de 7 à 10 espèces. C’est la seule culture qui est laissée plusieurs années de suite sur une parcelle (3 ou 4 ans).

Ses fonctions sont multiples :

  •  Nourrir les animaux : ils viennent y pâturer et on y fait du foin,
  •  Enrichir le sol en azote, élément minéral qui nourrit la plante,
  •  Favoriser l’activité biologique (bactéries, champignons, vers de terre...)
  •  Améliorer la circulation d’air et d’eau dans le sol en améliorant sa structure,
  •  Limiter la propagation des mauvaises herbes pour les cultures suivantes

4/ Le rôle des légumineuses (trèfle, luzerne, lotier...)

Elles fixent l’azote atmosphérique et en enrichissent le sol, ce dont profite la culture de l’année suivante.

5/ Maintenir la biodiversité

Des haies et des bandes enherbées sont intercalées entre les parcelles. Elles abritent toute une diversité d’insectes, d’oiseaux - appelés auxiliaires de culture - qui se nourrissent d’insectes nuisibles, de petits rongeurs, appelés ravageurs de cultures. L’exemple la plus connu est celui de la coccinelle qui dévore les pucerons, mais il en existe beaucoup d’autres !

6/ Choisir des espèces et des variétés résistantes

aux maladies, aux ravageurs, aux stress hydriques... Les rendements de ces espèces et variétés sont souvent légèrement plus faibles que les variétés sélectionnées exclusivement pour leurs hauts rendements. D’une manière générale, une plante ne peut pas se protéger et produire de très hauts rendements. En bio, ces derniers sont en général de l’ordre de la moitié de ceux obtenus en conventionnel.

7/ Des pratiques culturales adaptées

  •  le labour est pratiquement systématique : il a pour objectif d’enfouir les graines des mauvaises herbes. Cette technique a le défaut de « diluer » la matière organique* sur 25 cm., ce qui est défavorable à la bonne implantation des cultures. Malgré cet inconvénient (il serait préférable de maintenir davantage de matière organique en surface pour favoriser l’activité biologique et la structure du sol), l’aspect « herbicide » de ce travail profond du sol est privilégié.
  •  La herse étrille est un outil à dents qui permet le désherbage mécanique des parcelles.
  •  Les semis sont souvent plus tardifs qu’en conventionnel pour éviter l’enherbement excessif ou les attaques précoces de maladies ou ravageurs.
  •  Fumier ou compost sont utilisés afin de maintenir le taux de matière organique du sol.